New York
Un avion difficile à récupérer
17
01
2009
L'un des deux réacteurs disparus de l'Airbus A320 immergé dans le fleuve Hudson à la hauteur de New York a été retrouvé, samedi. Selon un porte-parole du National Transport Safety Board (NTSB), l'organisme fédéral chargé de l'enquête sur l'accident, il était encore accroché sous l'aile de l'appareil.
Avec la mauvaise visibilité sous l'eau, le fait que l'aile soit complètement immergée dans les eaux partiellement glacées du fleuve pourrait expliquer pourquoi les enquêteurs ne l'avaient pas découvert plus tôt.
Aidés par des sonars, des plongeurs poursuivaient leurs recherches dans l'Hudson pour retrouver le deuxième réacteur, toujours perdu. Les enquêteurs avaient craint que les deux n'aient sombré dans les profondeurs du fleuve après l'amerrissage de l'Airbus d'US Airways.
Leur perte aurait compliqué le travail des enquêteurs, qui doivent notamment déterminer si les moteurs ont bel et bien été frappés en plein ciel par des oiseaux.
Une difficile récupération
Entretemps, les travaux se poursuivent pour sortir l'avion de l'eau. Les équipes éprouvent de la difficulté à sortir la carlingue des eaux glacées du fleuve, deux jours après l'amerrissage d'urgence qui n'a miraculeusement pas fait de victime parmi les 155 occupants de l'avion.
Selon le NTSB, cette récupération a été reportée parce qu'il fait très froid. En outre, des plaques de glace qui se sont formées autour de l'avion compliquent son extraction de l'eau.
En effet, les eaux de l'Hudson sont partiellement recouvertes de glace. L'avion y est amarré à un dock et est toujours immergé. Sa sortie de l'eau, qui doit être réalisée au moyen d'immenses grues visibles sur le quai, a été reportée. Normalement, l'appareil sera placé sur une barge puis sera remorqué dans un hangar afin d'être examiné de près.
L'examen à sec de l'avion est crucial pour pouvoir déterminer les causes de l'accident. L'inspection des réacteurs permettrait notamment de vérifier la thèse d'un choc en plein ciel avec des oiseaux comme cause de l'accident.
Lorsque l'appareil aura été sorti des eaux, les enquêteurs pourront également récupérer les boîtes noires, constituées d'un enregistreur de données de vol et d'un enregistreur des conversations entre l'équipage et la tour de contrôle. Situées dans la queue immergée de l'appareil, elles ne sont pas accessibles pour l'instant.
Enquête
Entretemps, l'enquête se poursuit. Les autorités devaient entendre le personnel du vol 1549 de l'US Airways. Déjà, les enquêteurs ont annoncé samedi que le commandant de bord a indiqué que les moteurs de l'avion avaient été frappés en plein ciel par des oiseaux. Cette affirmation de Chesley Sullenberger, élevé au rang de héros depuis ses audacieuses manoeuvres dans le ciel de New York, confirme la thèse qui a été privilégiée jusqu'à présent. Les enquêteurs doivent aussi recueillir le témoignage de son copilote, Jeffrey Skiles.
D'ailleurs, le commandant de bord Sullenberger a reçu les félicitations du président George Bush et de son successeur Barack Obama. Il s'est aussi vu remettre les clés de la ville de New York par le maire Michael Bloomberg, comme le reste de l'équipage. De plus, le Sénat américain a adopté à l'unanimité une résolution pour honorer Chesley Sullenberger et l'équipage « pour leur rôle dans l'atterrissage d'urgence du vol 1549 d'US Airways ».
L'accident s'est produit jeudi, quelques minutes après le décollage de l'appareil de l'aéroport de LaGuardia, à New York. L'amerrissage effectué par le pilote et la rapidité des opérations de sauvetage ont permis de sauver les 155 occupants de l'appareil.
( Radio-Canada.ca avec Agence France Presse et Associated Press )
Publié par : Marcel Charland à 19:20:49Permalien
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