Publié le samedi 17 janvier 2009

New York
Un avion difficile à récupérer

17 01 2009

L'un des deux réacteurs disparus de l'Airbus A320 immergé dans le fleuve Hudson à la hauteur de New York a été retrouvé, samedi. Selon un porte-parole du National Transport Safety Board (NTSB), l'organisme fédéral chargé de l'enquête sur l'accident, il était encore accroché sous l'aile de l'appareil.

Avec la mauvaise visibilité sous l'eau, le fait que l'aile soit complètement immergée dans les eaux partiellement glacées du fleuve pourrait expliquer pourquoi les enquêteurs ne l'avaient pas découvert plus tôt.

Aidés par des sonars, des plongeurs poursuivaient leurs recherches dans l'Hudson pour retrouver le deuxième réacteur, toujours perdu. Les enquêteurs avaient craint que les deux n'aient sombré dans les profondeurs du fleuve après l'amerrissage de l'Airbus d'US Airways.

Leur perte aurait compliqué le travail des enquêteurs, qui doivent notamment déterminer si les moteurs ont bel et bien été frappés en plein ciel par des oiseaux.

Une difficile récupération

Entretemps, les travaux se poursuivent pour sortir l'avion de l'eau. Les équipes éprouvent de la difficulté à sortir la carlingue des eaux glacées du fleuve, deux jours après l'amerrissage d'urgence qui n'a miraculeusement pas fait de victime parmi les 155 occupants de l'avion.

Selon le NTSB, cette récupération a été reportée parce qu'il fait très froid. En outre, des plaques de glace qui se sont formées autour de l'avion compliquent son extraction de l'eau.

En effet, les eaux de l'Hudson sont partiellement recouvertes de glace. L'avion y est amarré à un dock et est toujours immergé. Sa sortie de l'eau, qui doit être réalisée au moyen d'immenses grues visibles sur le quai, a été reportée. Normalement, l'appareil sera placé sur une barge puis sera remorqué dans un hangar afin d'être examiné de près.

L'examen à sec de l'avion est crucial pour pouvoir déterminer les causes de l'accident. L'inspection des réacteurs permettrait notamment de vérifier la thèse d'un choc en plein ciel avec des oiseaux comme cause de l'accident.

Lorsque l'appareil aura été sorti des eaux, les enquêteurs pourront également récupérer les boîtes noires, constituées d'un enregistreur de données de vol et d'un enregistreur des conversations entre l'équipage et la tour de contrôle. Situées dans la queue immergée de l'appareil, elles ne sont pas accessibles pour l'instant.

Enquête

Entretemps, l'enquête se poursuit. Les autorités devaient entendre le personnel du vol 1549 de l'US Airways. Déjà, les enquêteurs ont annoncé samedi que le commandant de bord a indiqué que les moteurs de l'avion avaient été frappés en plein ciel par des oiseaux. Cette affirmation de Chesley Sullenberger, élevé au rang de héros depuis ses audacieuses manoeuvres dans le ciel de New York, confirme la thèse qui a été privilégiée jusqu'à présent. Les enquêteurs doivent aussi recueillir le témoignage de son copilote, Jeffrey Skiles.

D'ailleurs, le commandant de bord Sullenberger a reçu les félicitations du président George Bush et de son successeur Barack Obama. Il s'est aussi vu remettre les clés de la ville de New York par le maire Michael Bloomberg, comme le reste de l'équipage. De plus, le Sénat américain a adopté à l'unanimité une résolution pour honorer Chesley Sullenberger et l'équipage « pour leur rôle dans l'atterrissage d'urgence du vol 1549 d'US Airways ».

L'accident s'est produit jeudi, quelques minutes après le décollage de l'appareil de l'aéroport de LaGuardia, à New York. L'amerrissage effectué par le pilote et la rapidité des opérations de sauvetage ont permis de sauver les 155 occupants de l'appareil.

( Radio-Canada.ca avec Agence France Presse et Associated Press )




Météo d'Environnement Canada pour la Ville de Québec et sa région

17 01 2009

Prévisions

Émises à: 15h45 HNE le samedi 17 janvier 2009

Avertissement de smog en vigueur.

Ce soir et cette nuit:

Nuageux. Faible neige intermittente débutant vers minuit. Températures à la hausse pour atteindre moins 13 au cours de la nuit.

Dimanche:

Neige. Accumulation de 2 à 4 cm. Vents du nord-est de 20 km/h avec rafales à 40. Maximum moins 9.

Dimanche soir et nuit:

Faible neige intermittente. Vents du nord-est de 20 km/h avec rafales à 40 devenant légers en soirée. Minimum moins 11.

Lundi:

Nuageux avec 70 pour cent de probabilité d'averses de neige. Maximum moins 8.

Mardi:

Alternance de soleil et de nuages avec 60 pour cent de probabilité d'averses de neige. Minimum moins 11. Maximum moins 10.

Mercredi:

Nuageux. Minimum moins 19. Maximum moins 5.




Un des deux réacteurs de l'Airbus immergé est retrouvé

17 01 2009

( Agence France-Presse - New York ) - Un des deux réacteurs perdus de l'Airbus A320 immergé dans l'Hudson à New York a été retrouvé samedi accroché... sous l'aile de l'appareil, a indiqué un porte-parole du National Transport Safety Board (NTSB), l'organisme fédéral chargé de l'enquête sur l'accident.

«Le moteur droit est toujours attaché à l'aile», a indiqué le porte-parole, Peter Knudson. Le fait que l'aile soit complètement immergée dans les eaux partiellement glacées du fleuve pourrait expliquer pourquoi les enquêteurs ne l'aient pas découvert auparavant. Aidés par des sonars, des plongeurs poursuivaient leur recherches dans l'Husdon pour retrouver le deuxième réacteur, toujours perdu.

Les enquêteurs avaient craint que les deux réacteurs ne se soient détachés et aient sombré dans les profondeurs du fleuve après l'amerrissage de l'Airbus de l'US Airways, jeudi après-midi.

Leur perte auraient compliqué les investigations, qui doivent notamment déterminer si les moteurs ont été frappés en plein ciel par des oiseaux, une hypothèse jusque-là privilégiée.

L'accident s'est produit quelques minutes après le décollage de l'appareil de l'aéroport new-yorkais de LaGuardia. L'amerrisage effectué de main de maître par le pilote et la rapidité des opérations de sauvetage ont permis de sauver les 155 occupants du vol 1549.




Olmert va annoncer un cessez-le-feu unilatéral à Gaza

17 01 2009

( Agence France-Presse - Jérusalem ) - Le premier ministre israélien Ehud Olmert va annoncer, après la réunion du cabinet de sécurité samedi soir, un cessez-le-feu unilatéral à Gaza, selon un responsable gouvernemental.

Ce responsable a souligné dans la foulée que M. Olmert annoncerait que l'armée ripostera à d'éventuels tirs du Hamas à Gaza après l'instauration de ce cessez-le-feu unilatéral. Ce sera la première fois dans son histoire qu'Israël décrètera un cessez-le- feu unilatéral à l'issue d'un de ses conflits.

«M. Olmert annoncera à la suite de la réunion du cabinet (de sécurité) de ce soir une cessation unilatérale des hostilités dans la bande de Gaza», a indiqué à l'AFP ce responsable.

«Si le Hamas tire sur des forces israéliennes, Israël se réserve le droit de riposter», a-t-il poursuivi.

Le cabinet de sécurité devait commencer sa réunion à 12H30 HNE, à Tel-Aviv.

Avant même la réunion, le ministre de la Défense Ehud Barak a estimé qu'Israël était très près d'atteindre les objectifs de son offensive.

«Après trois semaines de l'opération +Plomb durci+ nous sommes très proches des objectifs et de la consolidation des acquis par des accords diplomatiques», a indiqué M. Barak lors d'une visite d'une base militaire du sud du pays.

«Tsahal (l'armée israélienne) et les forces de sécurité doivent continuer leurs opérations et être prêts à (...) tout développement sur le terrain», a-t-il ajouté.

L'objectif officiel de l'opération lancée le 27 décembre est de «changer de manière fondamentale la situation sécuritaire dans le sud d'Israël afin que ses habitants ne soient plus la cible de tirs de roquettes».

Cet objectif implique, selon les responsables israéliens, aussi bien l'arrêt des tirs de roquettes sans limite dans le temps, que des garanties visant à empêcher la contrebande d'armes vers Gaza par tunnels ou embarcations, à partir de l'Égypte.

La secrétaire d'État américaine Condoleezza Rice a signé à ce propos avec son homologue israélienne Tzipi Livni un accord bilatéral mais leur homologue égyptien Ahmed Aboul Gheit, dont le pays a une frontière avec le territoire palestinien, a affirmé que Le Caire n'était pas «lié» par cet accord.

Les chefs du Hamas en exil exigent quant à eux un cessez-le-feu de la part d'Israël, mais aussi le retrait des troupes israéliennes, la levée du blocus et l'ouverture de l'ensemble des points de passage du territoire palestinien contrôlé par les islamistes.

Le président égyptien Hosni Moubarak a appelé Israël à cesser les combats «immédiatement» et «sans conditions», et à retirer ses troupes de la bande de Gaza.

Le président Moubarak a en outre fait valoir que l'Égypte travaillait à sécuriser sa frontière avec la bande de Gaza et «n'accepterait jamais» de présence étrangère sur son territoire.

En trois semaines d'offensive, au moins 1 203 Palestiniens ont été tués, dont 410 enfants et 108 femmes, et plus de 5 300 blessés, selon les services d'urgence de Gaza. D'après le Centre palestinien des droits de l'Homme à Gaza, 65% des morts sont des civils.

Côté israélien, 10 militaires et trois civils ont péri durant la même période.




Saint-Augustin-de-Desmaures : Usine détruite pafr le feu

17 01 2009

( La Presse Canadienne ) - Un incendie a complètement détruit l'usine Robotique Leclerc, une usine faisant partie du complexe Biscuits Leclerc, dans le parc industriel François-Leclerc, à Saint-Augustin-de-Desmaures.

L'incendie s'est déclaré vers 2 h dans la nuit de vendredi à samedi. À l'arrivée des pompiers, la fumée avait déjà envahi l'ensemble du bâtiment industriel, de sorte que ces derniers n'ont pu entrer pour combattre le brasier.

À 9 h samedi matin, les pompiers n'avaient toujours pas maîtrisé l'incendie, mais il est clair que l'usine est une perte totale.

Selon le chef de division des pompiers de Québec, Charles Proulx, le feu pourrait avoir pris naissance dans la machinerie située à l'avant du bâtiment.

Robotique Leclerc est une filiale de Biscuits Leclerc qui fournit des pièces pour les usines de production.




Difficile post-mortem adéquiste

17 01 2009

( Malorie Beauchemin - La Presse ) - (Drummondville) - Un mois et demi après une défaite électorale cuisante, l'heure est au bilan à l'ADQ. Députés élus et candidats défaits sont rassemblés, samedi, pour un difficile post-mortem.

Malgré qu'ils concèdent que le chef sera difficile à remplacer, les députés sortants et candidats défaits sont confiants que l'ADQ survivra au départ de Mario Dumont et espèrent que le parti se donnera ainsi un nouveau souffle.«Il n'y a pas personne d'irremplaçable. On remplace des papes, on va remplacer M. Dumont», a lancé Claude Roy, député défait dans Montmagny-L'Islet.

«Je crois que l'ADQ est là pour rester, a souligné pour sa part Pierre Gingras, ex-député de Blainville. C'est un départ important mais ça va permettre à l'ADQ de se moderniser.»

Serein, Mario Dumont a fait une entrée timide dans la salle où se réunissaient les candidats défaits et élus. Ses militants l'ont applaudit poliment, tranchant avec l'enthousiasme habituel réservé à celui qui a été chef de l'ADQ depuis 15 ans.

«À la dernière élection, le verdict des québécois a été clair, sans appel. Entre autres à mon endroit, a dit le chef sortant en matinée. Parfois la meilleure façon de rendre service, c'est de libérer l'espace pour d'autre talent, d'autre énergie pour mieux préparer la suite des choses.»

Si la journée doit servir à trouver des pistes de réponses pour expliquer la débâcle du 8 décembre, certains gardent une pointe d'amertume face au verdict de la population. C'est le cas de Gilles Taillon, ancien président du parti et bras de Mario Dumont lorsque l'ADQ formait l'opposition officielle, qui estime que les Québécois regretteront d'avoir élu un gouvernement majoritaire libéral.

«J'espère qu'ils vont dire la prochaine que c'est important d'écouter l'ADQ», a dit l'ex-député de Chauveau, qui a mordu la poussière dans l'Outaouais, sa région de résidence.

Comme M. Taillon, Sébastien Proulx, ancien leader parlementaire, défait dans Trois-Rivières, considère que le programme de l'ADQ est toujours adéquat, mais que le problème réside davantage dans la transmission des idées.

Dès l'ouverture de la rencontre, le responsable de l'organisation électorale, Janvier Grondin, a appelé les militants à poursuivre le travail. «Ce qui ne nous tue pas, nous rend plus fort», a-t-il lancé à la foule d'une centaine d'adéquistes.




Des «jours difficiles» à venir, dit Obama

17 01 2009

( Agence France-Presse - Philadesphie ) - Le président élu Barack Obama a averti samedi que «des jours difficiles» attendaient les États-Unis en crise, tout en se félicitant du passage de témoin pacifique avec la précédente administration.

Dans sa dernière allocution diffusée à la radio et en ligne avant de devenir le 44e président des États-Unis, Barack Obama a dit à ses concitoyens que le monde aurait les yeux fixés sur la cérémonie de mardi, «une tradition chère à notre grande nation». «Pour la 43e fois, nous effectuerons un passage de témoin pacifique d'un président à un autre», a-t-il dit.

M. Obama, qui prêtera serment mardi devant une foule d'Américains rassemblés devant le Capitole à Washington, a averti qu'avec la crise économique qu'ils traversaient, les États-Unis faisaient face «à une période de grands défis».

«Nous vivons des jours difficiles et encore bien d'autres jours difficiles sont devant nous. Notre pays est en guerre. Notre économie est en plein désarroi. Et il y a beaucoup de travail à faire pour rétablir la paix et progresser vers la prospérité», a estimé le futur président.

«Mais alors que nous nous approchons de cette grande tradition américaine, nous nous rappelons que nos difficultés peuvent être surmontées si nous faisons appel à l'esprit qui a renforcé notre démocratie depuis que George Washington a prêté serment», a-t-il ajouté.

«Mais maintenant, tous les Américains mettent entre nos mains la promesse d'un nouveau commencement», a-t-il encore estimé.

Barack Obama, qui s'apprêtait samedi à rallier la capitale américaine en train depuis Philadelphie (Pennsylvanie, est), ouvrant les manifestations de son investiture, a également salué son prédécesseur George W. Bush pour avoir facilité un transfert de pouvoir en douceur.

«Les transitions nous rappellent que ce que nous avons en commun en tant qu'Américains dépasse nos divergences politiques», a-t-il déclaré.

«Lors de cette transition, le président Bush et son administration ont offert de coopérer et fourni une aide inestimable à mon équipe», a-t-il reconnu.




Météo d'Environnement Canada pour la Ville de Québec et sa région

17 01 2009

Prévisions

Émises à: 11h30 HNE le samedi 17 janvier 2009

Aujourd'hui:

Nuageux avec percées de soleil et 40 pour cent de probabilité d'averses de neige. Maximum moins 19.

Ce soir et cette nuit:

Nuageux avec 40 pour cent de probabilité d'averses de neige. Faible neige débutant au cours de la nuit. Vents devenant du nord-est à 20 km/h vers minuit. Températures à la hausse pour atteindre moins 17 au cours de la nuit. Refroidissement éolien de moins 29.

Dimanche:

Neige. Accumulation de 5 cm. Vents d'est de 40 km/h avec rafales à 60. Maximum moins 13. Refroidissement éolien de moins 30.

Lundi:

Neige intermittente. Minimum moins 13. Maximum moins 10.

Mardi:

Neige intermittente. Minimum moins 13. Maximum moins 10.

Mercredi:

Neige intermittente. Minimum moins 18. Maximum moins 11.




Le dragon bleu: poésie et virtuosité scénique

17 01 2009

( Jean St-Hilaire - Le Soleil ) - (Québec) - Entre nous et l'inoubliable Face cachée de la lune se dresse le merveilleux de la conquête de l'espace et le matériau émotionnellement chargé de l'autobiographie. Nous ne disposons pas de ces fils conducteurs face à la création Le dragon bleu qu'Ex Machina donne jusqu'à la mi-février, au Trident. Dans notre sensibilité de Québécois, et à l'instar de Claire Forêt, l'une des protagonistes de la pièce, nous sommes d'abord quelque peu décontenancés devant le mystère d'une Chine de la tradition emportée à vitesse grand V par le train de la modernité.

Un peu déroutés, mais pour peu de temps. Car une fois de plus, Robert Lepage joue à l'enchanteur. Il répand une ardente lumière poétique sur l'insolite qu'il met en jeu. Par association dynamique d'idées et d'images, il installe un dialogue presque familier entre une Chine en mutation et un Québec en questionnement. Ça se fait par le truchement d'un mélodrame dont il ne faut pas sous-estimer l'épaisseur thématique.

Oeuvre indépendante

Écrit par Lepage et Marie Michaud, par eux interprété aux côtés de la danseuse Tai Wei Foo, Le dragon bleu ajoute à La trilogie des dragons, aventure mythologico-épique lancée en 1985. Ceci dit, on peut apprécier ce Dragon bleu de l'électricité et de la renaissance sans avoir vu La trilogie... Les deux oeuvres sont indépendantes, même si elles s'articulent au même imaginaire.

La trilogie... part de clichés sur l'immigration chinoise pour exposer, en trois temps et en trois lieux, notre rapport craintif à l'autre, l'étranger. Un seul de ses personnages refait surface dans Le dragon bleu, Pierre Lamontagne. À la fin de La trilogie..., c'est un jeune artiste tenté par l'aventure chinoise. Vingt ans plus tard, nous le retrouvons calligraphe et galeriste à Shanghai, plutôt désenchanté de cette Chine qu'il idéalisait et qui cède chaque jour un peu plus de son âme à l'affairisme et à la pollution.

Entre ses rêves de jeunesse et aujourd'hui, un fossé s'est creusé. Pierre est rattrapé par son passé. Son ex, Claire Forêt, une publicitaire montréalaise, est en visite chez lui. Avec elle s'amène l'essoufflement moral de l'Occident. Elle vient adopter une enfant, dit-elle. À la vérité, elle cherche une âme pour combler le vide de sa vie d'alcoolique. Il survient que Pierre a une protégée du cru, Xiao Ling, qui est enceinte...

Lepage raconte dans un vaste castelet à deux étages coiffé d'un appentis de verre. C'est un dispositif très efficace, sans cesse reconfiguré, qui tient lieu de galerie et de logis à Pierre, mais qui nous emmène aussi en avion, en bateau, en train et en de multiples ailleurs par enchantement.

Le traitement scénique est virtuose. Le castelet se fractionne en cadres qui s'ouvrent et se referment sur la surprise. Les transitions sont souvent géniales. L'illusion poétique est fréquente, éblouissante dans la scène de l'atelier de copiste de Xiao Ling où un autoportrait tardif de Van Gogh se multiplie comme par apparition. La conclusion ne l'est pas moins. En forme de variations, elle invite le public à choisir entre des possibles. Comme acte de distanciation, ça frôle le sublime.

Lenteur méditative

Mais le plus fort garant de l'unité de l'oeuvre réside dans le recours récurrent aux idéogrammes de l'écriture chinoise. Ils introduisent des moments de lenteur méditative et au détour dramatique, comme dans cette image où un simple trait transforme en positif un test de grossesse d'abord donné pour négatif...

Tout cet art dépeint une fable inquiète et plutôt sombre, mais envahie de fréquents moments d'humour, une fable dans laquelle le français côtoie l'anglais et le chinois. Lepage (Pierre L.) et Mme Michaud (Claire F.) jouent dans la retenue et une constante vérité; à sa première prestation de comédienne, Tai Wei Foo s'acquitte fort bien de son rôle.

On ne sent pas le temps passer à ce théâtre qui se rend astucieusement au désir d'enfant ou de sens de ses protagonistes. Le seul ennui, c'est qu'il sera très dur de le voir si on n'a pas déjà son billet. C'est complet. On peut toujours faire le pied de grue à la billetterie pour les quelques places qui se libèrent avant les représentations.

«Le dragon bleu», texte de Robert Lepage et de Marie Michaud, qui l'interprètent avec Tai Wei Foo. Mise en scène de Robert Lepage. Assistance à la mise en scène de Félix Dagenais. Scénographie de Michel Gauthier, accessoires de Jeanne Lapierre, environnement sonore de Jean-Sébastien Côté, éclairages de Louis-Xavier Gagnon-Lebrun, costumes de François St-Aubin, images de David Leclerc, chorégraphies de Tai Wei Foo et maquillages de Marie-Renée Bourget Harvey. Une production d'Ex Machina présentée jusqu'au 14 février, à la salle Octave-Crémazie du Grand Théâtre. Renseignements au 418 643-8131.




Début de l'enquête sur le «miracle de l'Hudson»

17 01 2009

( Richard Hétu - La Presse ) - (New York) - Les causes de l'amerrissage forcé de l'Airbus A320 d'US Airways étaient encore incertaines, mais il n'y avait aucun doute sur l'héroïsme du pilote de l'avion au lendemain de ce que le gouverneur de New York et certains journaux locaux ont appelé le «miracle de l'Hudson».

Après s'être vu décerné les clés de la ville de New York par le maire Michael Bloomberg hier matin, Chesley Sullenberger, ancien pilote de l'US Air Force âgé de 57 ans, a reçu un coup de fil de George W. Bush, qui s'est ajouté à la longue liste de ses nouveaux admirateurs.

«Le président a loué les compétences étonnantes qu'il démontrées en posant son avion sans encombre, et les efforts héroïques qu'il a consentis pour la sécurité de ses passagers et des gens dans la zone», a déclaré la porte-parole du chef de la Maison-Blanche, Dana Perino.

Le capitaine Sullenberger a été forcé de poser l'Airbus sur les eaux glaciales de l'Hudson après l'arrêt des deux réacteurs de l'appareil. Celui-ci venait de quitter l'aéroport de LaGuardia à destination de Charlotte (Caroline-du-Nord). Après son brillant amerrissage, le pilote a parcouru l'avion à deux reprises pour s'assurer que personne ne restait à bord, selon le maire de New York.

«Ses actes courageux ont inspiré les gens de cette ville et des millions de personnes dans le monde», a dit Michael Bloomberg lors d'une conférence de presse.

Les 155 occupants de l'Airbus ont été évacués sains et saufs au cours d'un sauvetage spectaculaire auquel ont participé plusieurs bateaux naviguant sur l'Hudson.

Malgré son statut de héros, Chesley Sullenberger est demeuré aussi invisible que muet hier. Les enquêteurs du National Transportation Safety Board (NTSB) veulent l'interroger avant de lui permettre de s'adresser aux médias. Ils devaient le faire hier soir ou ce matin.

Le NTSB tentera également de récupérer au cours des prochains jours les deux réacteurs de l'Airbus, qui se sont détachés de l'avion, ainsi que les boîtes noires de l'appareil, qui seront plus faciles à récupérer. Ses enquêteurs seront épaulés dans leur travail par le constructeur Airbus et le Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA), l'équivalent français du NTSB.

De l'avis des experts, l'arrêt des réacteurs de l'Airbus a probablement été causé par une collision avec des oiseaux.

«Une des raisons pour lesquelles nous voulons récupérer les réacteurs est évidemment pour pouvoir déterminer de façon certaine qu'il y a eu collision avec un oiseau», a déclaré Kathryn Higgins, membre du NTSB, lors d'une conférence de presse à New York.

Entre-temps, plusieurs passagers du vol 1549 d'US Airways ont chanté les louanges du capitaine Sullenberger.

«Si ce n'était pas de lui, je ne serais pas ici, a déclaré Mary Berkwits hier matin à la télévision new-yorkaise. Il a été merveilleux.»

Selon d'autres rescapés, le capitaine Sullenberger a ordonné aux passagers de se cramponner et de se préparer à un choc avant de poser l'avion sur l'eau.

«Le silence s'est fait à bord. Les gens se sont mis à prier», a déclaré Fred Baretta sur la chaîne CNN.

Et leurs prières ont été exaucées.




Hydro-Québec forcée d'importer de l'électricité

17 01 2009

( LaPresseAffaires.com - Martin Croteau ) - La vague de froid qui s'abat sur le Québec continue de chauffer Hydro-Québec. La société d'État a enregistré un record de consommation d'électricité, hier, la forçant à allonger des centaines de milliers de dollars pour importer du courant.

Entre 7h et 8h, hier matin, la société d'État a dû fournir 37 200 MW à ses clients, a indiqué la porte-parole Hélène Laurin. Le précédent record de 36 300 MW avait été établi il y a quatre ans, presque jour pour jour, le 15 janvier 2004.

Au même moment, le réseau restait privé de l'apport de la centrale de Churchill Falls, dans le Labrador, qui fournit normalement plus de 1000 MW. Hydro a donc réactivé la centrale au mazout de Tracy, qui ne sert à alimenter le réseau qu'en cas de très forte demande. Elle a aussi ouvert la centrale thermique La Citière, sur la Rive-Sud de Montréal.

Mais ces mesures n'ont pas suffi à combler la demande. La société d'État prévoyait hier racheter jusqu'à 1700 MW aux grands producteurs industriels, comme les papetières et les alumineries. La moitié de cette électricité a été fournie sans frais par RioTinto-Alcan, en vertu d'une entente particulière. L'autre moitié a été rachetée au coût d'environ 200$ le MW/heure, c'est-à-dire 200$ pour chaque heure où Hydro consomme un mégawatt.

Hydro-Québec prévoyait aussi importer jusqu'à 1400 MW de l'Ontario et des États-Unis, au prix du marché. Elle n'a pas été en mesure de dire hier combien cette opération coûterait, affirmant qu'il est trop tôt pour en faire le bilan.

«Pour l'instant, on sait qu'on a importé pendant 10 heures au coût du marché», a indiqué Hélène Laurin.

Le tarif du marché fluctue selon la période de l'année et de la journée. Il est toutefois plus élevé pendant les périodes de forte demande, justement lorsque Hydro est susceptible d'acheter. Vers 18h30, hier soir, le MW/heure d'électricité se transigeait à un coût d'un peu plus de 120$ américains, selon l'organisme PJM, qui coordonne la vente d'électricité en gros dans plusieurs États américains. À ce tarif, Hydro aurait dû payer près de 210 000$ canadiens pour importer 1400 MW pendant une heure.

Ce n'est pas la première fois qu'une vague de froid force la société d'État à importer massivement. En janvier 2004, le mois du précédent record de consommation, Hydro avait importé deux fois plus d'électricité qu'un an auparavant. Ces transactions lui ont coûté près de 30 millions.

Hydro-Québec estime que la consommation d'électricité baissera au cours des prochains jours, à mesure que le mercure grimpera. La masse d'air froid devrait en effet se déplacer vers l'est, aujourd'hui. La température devrait atteindre -16 degrés aujourd'hui et -9 demain.

Mais la vague de froid ne sera pas terminée pour autant, prévient la météorologue Chantal Jutras, d'Environnement Canada. Ce n'est qu'au milieu de la semaine prochaine que la température rejoindra les normales saisonnières, soit des maximums d'environ -6 degrés.

«Parfois, lorsqu'on a des températures très froides, on peut avoir des changements extrêmes très rapidement, a-t-elle expliqué. Mais ce ne sera pas le cas cette fois-ci. On a dû endurer le froid assez longtemps et les températures ne vont se réchauffer que graduellement.»




Investiture d'Obama
Sur la route de l'histoire

17 01 2009

À l'instar d'Abraham Lincoln, Barack Obama se rend à Washington en train. Il partait samedi matin de Philadelphie, une ville hautement symbolique dans l'histoire des États-Unis.

C'est là en effet, en 1776, que les Thomas Jefferson et Benjamin Franklin ont adopté la déclaration d'indépendance, consacrant la rupture des 13 colonies américaines avec leur alma mater, l'Angleterre.

C'est aussi à Philadelphie en 1787 que les héros de la guerre d'indépendance ont défini les bases du pouvoir de leur nouveau pays. Présidée par George Washington, la convention de Philadelphie a jeté les bases de la Constitution américaine, la plus ancienne qui existe aujourd'hui.

En 1861, Abraham Lincoln avait fait de cette ville historique un des arrêts clés de son parcours vers Washington. Près de 150 ans plus tard, Barack Obama reprend cet héritage avec lui.

Le train du président désigné se dirige vers le sud, croisant Wilmington et Baltimore. Barack Obama sera rejoint par son vice-président Joe Biden en cours de route.

Les deux hommes sont attendus à Washington en soirée.

Rappelons qu'au moins 2 millions de personnes sont attendues dans la capitale pour les cérémonies d'investiture mardi. Les mesures de sécurité, d'une ampleur sans précédent, se préparent à toutes éventualités, même à un attentat à l'arme chimique.

Pour l'heure, un homme a été arrêté vendredi pour avoir proféré, sur Internet, des menaces de mort contre le 44e président des États-Unis.

En direct à RDI

RDI suit en direct, dès 10h et tout au long de la journée de samedi, les moments forts entourant l'entrée en fonction de Barack Obama. Dimanche, RDI présentera en exclusivité le spectacle inaugural de l'investiture à 14 h 30, et en rediffusion à 19 h.

( Radio-Canada.ca avec Associated Press, Presse canadienne et philly.com )




Changements climatiques
L'année 2008, huitième plus chaude

17 01 2009

( Associated Press ) - L'année écoulée s'est inscrite en huitième position des années les plus chaudes jamais enregistrées, à égalité avec l'année 2001, selon le Centre national de statistiques climatiques américain.

D'après les calculs préliminaires de ce centre qui dépend de l'Administration des océans et de l'atmosphère (NOAA), la température moyenne enregistrée en 2008 sur la planète était supérieure de 0,49 degrés Celsius (0,88 degrés Fahrenheit) à la moyenne pour la totalité du XXe siècle, de 13,9 degrés centigrades (57 degrés Fahrenheit).

Les dix années les plus chaudes enregistrées sont toutes postérieures à 1997.

Pour la NASA, qui utilise une méthode légèrement différente de calcul des températures, 2008 est la neuvième année la plus chaude jamais enregistrée.




Charest attaque Harper. . . en solitaire

17 01 2009

( Hugo De Grandpré - La Presse ) - (Ottawa) - Le premier ministre du Québec, Jean Charest, est sorti de la rencontre fédérale-provinciale, hier, à Ottawa, critiquant sévèrement le gouvernement Harper dans le dossier de la péréquation. Une attitude qui détonnait avec celle de ses collègues.

M.Charest est allé jusqu'à dire que le premier ministre du Canada, Stephen Harper, avait renié sa parole en changeant «unilatéralement, sans consultation, arbitrairement», il y a quelques mois, la formule selon laquelle Ottawa verse de l'argent aux provinces. Il a demandé à Ottawa de revenir sur sa décision et de plutôt engager une consultation avec les provinces.

«Ce n'est pas du fédéralisme d'ouverture que d'agir comme cela», a déploré Jean Charest en prenant bien soin de peser ses mots, lors de la conférence de presse qui a suivi la fin de la réunion.

«Sur cette question, le Québec est très déçu. Et je vois là-dedans un bris de l'engagement du premier ministre Harper sur le plan du déséquilibre fiscal», a-t-il ajouté. Il a comparé l'attitude du gouvernement actuel à celle du gouvernement libéral des années 90, qui avait réduit les transferts fédéraux pour éponger la dette.

Le premier ministre s'en est aussi pris au message véhiculé depuis quelques jours par le bureau de Stephen Harper selon lequel la ministre québécoise des Finances, Monique Jérôme-Forget, avait qualifié de «raisonnable» l'annonce faite par le fédéral en novembre dernier qu'il allait diminuer l'augmentation annuelle des transferts d'argent aux provinces.

«Je suis toujours très zen... Mais j'étais irrité ce matin de lire l'interprétation que faisait le bureau du premier ministre d'une déclaration faite par le bureau du ministre des Finances du Québec, a dit M.Charest. La déclaration qui est citée par le bureau du premier ministre est prise dans le contexte de la conférence des ministres des Finances du 3 novembre, alors qu'il n'y avait aucune formule qui nous avait été donnée.»

Jean Charest a précisé qu'Ottawa ne lui avait transmis la formule modifiée qu'en décembre. Une source au gouvernement du Québec a d'ailleurs indiqué hier que, avec cette nouvelle formule, la province perdrait de 600 à 900 millions de dollars dès 2010. Québec pourrait-il envisager des recours judiciaires? «Nous allons examiner toutes les options», a répondu cette source. «Nous verrons ce que sera leur décision dans le budget», a pour sa part simplement laissé tomber le premier ministre.

Isolé

Or, malgré la virulence de sa sortie, Jean Charest a paru isolé des autres premiers ministres du Canada, qui ont tous émergé de la réunion en louant la productivité des échanges des deux derniers jours et en plaidant en faveur d'une bonne collaboration des politiciens en ces temps de crise économique.

Le premier ministre de l'Ontario, David McGuinty, n'a pas hésité à exprimer ouvertement son désaccord avec Jean Charest. «Jean et moi allons nous entendre neuf fois sur 10, a-t-il dit. Mais sur cet enjeu particulier de la péréquation, j'appuie la mesure mise de l'avant par le premier ministre Harper.»

De son côté, Stephen Harper, qui s'est adressé aux journalistes avant Jean Charest, a cherché à minimiser l'importance qu'avait eue le dossier de la péréquation durant la rencontre d'hier. «Je sais que les provinces ont des positions différentes sur cette question, mais la grande, grande majorité des questions aujourd'hui portaient sur des sujets où des provinces et le fédéral ont la même position pour renforcer l'économie.»

«Nous allons assurer que ces paiements de péréquation vont augmenter, même pendant la période économique actuelle», a-t-il ajouté.

Jean Charest a été prompt à réagir à cette dernière affirmation. «Est-ce que le Québec va recevoir plus d'une année à l'autre? La réponse, c'est oui».




Shawinigan
Un incendie fait une victime

17 01 2009

( Julie Marcoux - LCN ) - Un incendie a fait une victime hier soir dans le secteur de Grand-Mère, à Shawinigan.

On a peu de détails pour l'instant, mais on sait que le feu a éclaté vers 21h15 au rez-de-chaussée d'un immeuble de six logements de la 7e rue.

Un embrasement généralisé a suivi.




Saint-Augustin-de-Desmaures
Une usine à biscuits ravagée par les flammes

17 01 2009

( Julie Marcoux - LCN/Québec ) - Une triste nouvelle ce matin pour les employés de l'usine Leclerc de Saint-Augustin-de-Desmaures, dans la région de Québec.

Un incendie a ravagé l'usine la nuit dernière.

Les flammes ont éclaté vers 2h15 dans l'édifice situé au 70 rue Rotterdam.

Aucun employé ne se trouvait à l'intérieur.

Les dommages sont très considérables. Le bâtiment serait considéré comme une perte totale.

L'origine du sinistre est inconnue pour l'instant.




Incendie à Saguenay
Un autre corps retrouvé dans les décombres

17 01 2009

( LCN ) - À Saguenay, un autre corps a été retrouvé hier soir dans les décombres de la résidence pour personnes âgées ravagée par les flammes, jeudi.

Il s'agit de celui d'une des deux femmes qui étaient portées manquantes.

Les pompiers poursuivent leurs recherches pour retrouver l'autre personne qui manque à l'appel.

Le corps de Rosaire Vachon, 80 ans, a été sorti des décombres dans la nuit de jeudi à vendredi. Une autre femme a péri dans l'incendie. Elle avait été retrouvée en arrêt cardio-respiratoire par les pompiers au moment du sinistre.

Le bâtiment de trois étages est une perte totale.




Plaines d'Abraham
Revivre la conquête

17 01 2009

( Mathieu Bélanger - Le Journal de Montréal ) - OTTAWA | Le gouvernement fédéral entend commémorer, cet été à Québec, le 250e anniversaire de la conquête anglaise par une vaste reconstitution de la bataille des plaines d'Abraham.

Costumes d'époque, stratégies militaires et bien sûr la défaite de l'armée française : la Commission des champs de bataille nationaux ne laissera rien au hasard pour faire revivre la bataille qui a scellé le sort de l'Amérique française ce 13 septembre 1759.

Cette idée n'enchante pas plus qu'il le faut le premier ministre du Québec, Jean Charest.

Interrogé à ce sujet, hier, au terme de la rencontre des premiers ministres à Ottawa, il a confirmé qu'il ne participera pas à l'événement.

«C'est une affaire organisée par une société de la couronne fédérale et non pas par le gouvernement du Québec, a-t-il précisé. C'est difficile de savoir ce qu'ils veulent faire exactement, ils veulent commémorer un événement important dans l'histoire, mais de là à faire des simulations, je vous avoue que je suis comme tout le monde, j'ai de la difficulté à voir où on s'en va avec ça.»

Verner y sera

En entrevue avec Le Journal de Montréal, la ministre conservatrice Josée Verner a confirmé qu'elle serait présente à l'événement.

«Oui, je vais y aller, a-t-elle indiqué. Je ne pense pas que ce soit pour tourner le fer dans la plaie.»

Pierre Curzi

Questionnée à savoir si elle ne craint pas qu'un tel événement puisse froisser une certaine partie de la population québécoise, la ministre et députée de la région de Québec a affirmé que les gens de Québec ne se sentent pas «assimilés».

«Si on a droit au même petit show de Pierre Curzi quand Paul McCartney est venu sur les Plaines cet été, selon moi, ça ne fera pas long feu.»




Il plaide coupable à des accusations d'abus sexuels et physiques sur son fils

17 01 2009

( Guy Benjamin - Le Soleil ) - (Québec) - Un père de Saint-Apollinaire, bien conscient de ses problèmes de déviance sexuelle, a plaidé coupable hier à des accusations d'abus sexuels et physiques sur son fils de deux ans, le troisième enfant de la famille.

L'homme de 37 ans a par le passé commis des gestes à caractère sexuel sur ses deux premiers enfants, qui lui ont valu à l'automne 2005 une peine de 18 mois à purger dans la collectivité.

L'homme a plaidé coupable hier dès sa première présence devant le tribunal après avoir avoué ses crimes à la mère de l'enfant, et à l'éducatrice de la garderie que fréquente le bambin. Il a lui-même communiqué avec les policiers afin de faire une déposition incriminante.

Le père a admis s'être masturbé en glissant son pénis entre les jambes du bambin. À une autre occasion, il n'a pas cessé de se masturber quand l'enfant est entré dans la salle de bains, d'où l'accusation d'avoir exhibé ses organes génitaux.

L'abus physique consiste en une violente claque sur les fesses qui a laissé une marque rouge pendant plusieurs jours. L'enfant n'a pas fréquenté la garderie pendant une semaine pour éviter que l'éducatrice ne constate l'abus sur le bambin.

Appel à l'aide

«J'ai besoin d'aide», a dit le père au juge Bernard Lemieux. L'homme se défend seul, et malgré les conseils du juge, il n'entend pas retenir les services d'un avocat pour la prochaine étape des procédures, les représentations sur la peine le 6 mars.

La poursuite s'opposait à la remise en liberté du père. «Je ne veux pas sortir», a dit l'accusé au juge, qui a donc prononcé sa détention provisoire. Il a toutefois demandé à être détenu dans l'aile de protection du Centre de détention de Québec, sachant quel sort les autres détenus réservent parfois à ceux qui sont accusés de crimes sur les enfants.




Incendie à Boischatel
Evacuation de 70 aînés

17 01 2009

( Jean-Luc Lavallée - Le Journal de Québec ) - Comme à Saguenay la veille, l'alerte a été donnée dans une résidence pour personnes âgées à Boischatel vendredi après-midi, forçant l'évacuation des 70 pensionnaires par grand froid. Heureusement cette fois, personne n'a été blessé.

«Tout le monde est sorti! Tout le monde est en sécurité!» s'est écriée une employée de la Résidence des Chutes, soulagée d'avoir évité une catastrophe. «Avec ce qu'on vient de vivre à Saguenay...ça fait réfléchir» a confié le chef des pompiers de Boischatel, Normand Huot. «Ça s'est très bien passé même s'il y a des gens qui refusaient de sortir, personne n'a paniqué» a-t-il précisé, ajoutant que les sapeurs ont rapidement maîtrisé le début d'incendie.

C'est un employé qui a sonné l'alarme après avoir constaté de la fumée dans une chambre peu avant 14h00 à la Résidence des chutes sur le boulevard Sainte-Anne. Il y avait beaucoup de chaleur dans le plafond situé entre le rez-de-chaussée et le premier étage. «C'est un fil qui a surchauffé et il y avait une odeur de fumée. C'est une défaillance électrique qui a sûrement un lien avec le froid à cause de la demande» a précisé Martin Pouliot, l'administrateur de la résidence.

En douceur

Les 70 personnes âgées, dont plusieurs souffrent d'alzheimer ou sont en perte d'autonomie, ont été évacuées efficacement par les pompiers, les ambulanciers et les policiers ainsi que le personnel de la résidence. «Les gens n'ont pas été brusqués, ça s'est fait en douceur. Plus de peur que de mal finalement...Mais une chance que ça s'est passé en plein jour» a résumé Martin Pouliot. Rapidement, des voisins angoissés et des proches des évacués ont accouru sur les lieux pour offrir leur aide, craignant une autre tragédie en raison de la présence des nombreux véhicules d'urgence.

«On jouait au bingo quand le détecteur de fumée a parti...on s'est tous rassemblés près de la porte.» a raconté une résidente des lieux, rencontrée dans le hall d'entrée de l'hôtel voisin, Econo Lodge, dans les minutes suivant l'évacuation. Un autobus du RTC a été dépêché sur les lieux pour recueillir et surtout réchauffer les autres évacués, une quarantaine environ, qu'on a ensuite transférés dans une autre résidence privée à Québec située à deux pas de l'Enfant-Jésus.

Grands soins

Lors de l'évacuation, qui peut représenter un grand stress pour les personnes âgées, on prenait soin de les rassurer et de les envelopper dans une couverture chaude pour éviter les engelures. Ils ont tous pu réintégrer leur logis en soirée puisque les dégâts sont finalement assez mineurs.

L'administrateur des lieux avait ironiquement contacté le chef des pompiers en matinée pour finaliser son plan d'urgence. Les résidents avaient même été sensibilisés la veille aux procédures à suivre en cas d'incendie, une coïncidence qui n'aurait aucun lien avec les événements de Chicoutimi-Nord, qui ont défrayé les manchettes de toute la province.




Meurtre à Thetford Mines

17 01 2009

( Ian Bussières - Le Soleil ) - (Québec) - La Sûreté du Québec enquête présentement sur un meurtre survenu tard hier soir dans une résidence du chemin du Mont-Granit à Thetford Mines, en Chaudière-Appalaches.

Les premières informations obtenues de sources policières sont que plusieurs coups de feu ont été tirés et qu'un homme de 39 ans de Thetford Mines est mort dans l'altercation.

La police a toutefois refusé d'en dévoiler davantage ou de révéler l'identité de la victime, puisque les membres de sa famille n'avaient pas encore été prévenus au moment d'écrire ces lignes.

Témoin recherché

La résidence où a eu lieu le crime ne serait cependant pas celle de la victime et la police de Thetford Mines, qui porte assistance à la SQ dans ce dossier, a déclenché une vaste opération de recherche dans le but de trouver un témoin important relativement à cette affaire de meurtre.

Il s'agit du second meurtre à survenir à Thetford Mines en moins d'un an. En mai dernier, le corps de Gaétan Robert avait été retrouvé dans un boisé de l'ancien cimetière Saint-Maurice, et un suspect, Jean Dostie, 49 ans, d'Asbestos, a été accusé de meurtre au second degré quelques mois plus tard.




Un homme menaçant de tuer Barack Obama arrêté

17 01 2009

( Associated Press ) - Un homme originaire du Wisconsin (nord-est central) a été arrêté vendredi dans le Mississipi (sud-est central) après que les autorités ont trouvé sur Internet ses menaces de tuer le président-élu Barack Obama, les 11 et 15 janvier derniers.

Steven Joseph Christopher, 42 ans, a été placé en garde à vue par les services secrets de Brookhaven et inculpé pour menace d'assassinat d'Obama pour «le bien du pays», ont expliqué les procureurs. Il risque cinq ans de prison et jusqu'à 250 000 dollars d'amende.

La plainte au pénal a été scellée jusqu'à ce que le prévenu soit convoqué devant la cour fédérale. Le juge fédéral James C. Sumner a demandé à ce que l'homme soit détenu jusqu'à la décision de jeudi prochain.

L'affidavit des services secrets, l'agent Kelly Adcox a expliqué que les intentions de l'homme n'avaient rien de personnel par rapport à Barack Obama et que l'homme n'était pas raciste. Ses menaces avaient été écrites sur le site web: www.alien-earth.org.

«Les menaces contre le président-élu sont prises très au sérieux», a déclaré le procureur américain Dunn Lampton, dans un communiqué.

«L'utilisation des chats sur Internet pour exprimer ce type de menaces est tout autant un crime que de prononcer les mots eux-mêmes. Toute menace de cette nature sera poursuivie avec rapidité et détermination».




La future mosquée seule dans son local

17 01 2009

( Ian Bussières - Le Soleil ) - (Québec) - La mosquée que le Centre culturel islamique de Québec (CCIQ) installera dans l'ancien immeuble de la caisse populaire Desjardins de Sainte-Foy, à l'angle de la route de l'Église et du chemin Sainte-Foy, n'aura finalement pas à partager ses locaux avec le centre d'entraînement féminin Curves Sainte-Foy, qui vient tout juste de fermer ses portes.

«Eux, ce qu'ils voulaient, c'est nous mettre dehors. Je trouve ça ordinaire, car nous sommes huit à nous retrouver sans emploi aujourd'hui. Plusieurs de nos 370 ­membres sont aussi très fâchés de la situation», a commenté hier l'ancienne directrice de Curves Sainte-Foy, Christine Séguin, au sujet du CCIQ.

Mme Séguin a déclaré que le CCIQ, qui a acheté l'immeuble pour 1,4 million $ en décembre, avait refusé de prolonger de cinq ans le bail du Curves Sainte-Foy, qui prenait fin en avril 2010. Le propriétaire du centre d'entraînement a finalement déclaré faillite.

«C'est sûr que la présence d'un centre de conditionnement physique féminin à proximité d'une mosquée ne devait pas faire l'affaire de tout le monde et que ça doit avoir joué un rôle. Ils devaient vouloir qu'on parte», a poursuivi Mme Séguin.

De son côté, le responsable du dossier de relocalisation de la mosquée Annour au CCIQ, Mohamed Kaesri, refuse de porter le blâme et maintient que son organisme n'a rien à voir avec la fermeture de Curves Sainte-Foy.

«N'allez pas vous imaginer que nous sommes contents de cette situation! Nous ne sommes pas contents du tout!», a assuré M. Kaes­ri, joint par téléphone.

Un revenu

«C'est faux de dire qu'on a refusé de renouveler leur bail et qu'on les a mis dehors. Bien au contraire, on aurait aimé garder Curves, car leur loyer représentait un revenu pour nous. Mais on s'est fait avoir!», poursuit M. Kaesri, soulignant que les guichets automatiques Desjardins déjà installés dans l'édifice allaient demeurer en place.

Mohamed Kaesri assure également que la présence de femmes en shorts à proximité d'une mosquée n'indisposait aucunement les membres de la communauté musulmane de Québec.

«On n'avait aucun problème avec ça, d'autant plus que le centre d'entraînement avait sa propre entrée dans l'édifice et que les locaux étaient séparés», conclut-il.

Présentement installé dans des locaux exigus sur l'avenue Myrand, le CCIQ se relocalisera cette année dans son nouvel édifice de 12 100 pieds carrés qui fera passer la capacité d'accueil de la mosquée de 120 à 1000 personnes.




Un héritage urbanistique appréciable

17 01 2009

( Jean Pascal Lavoie - Le Soleil ) - (Québec) - L'héritage de Jean Pelletier en matière d'urbanisme n'est peut-être pas le plus spectaculaire, mais il n'en demeure pas moins important. Certaines de ses réalisations permettent encore à ses successeurs de travailler efficacement au développement de la ville.

«Jean Pelletier était très intéressé par le design urbain, en particulier par l'aménagement des espaces publics, affirme Serge Viau, qui fut directeur de l'urbanisme à la Ville de Québec de 1982 à 1991. Il voulait que les espaces publics soient très conviviaux.»

Serge Viau, qui agit maintenant à titre de directeur général adjoint des services du développement durable à la Ville de Québec, a maintes fois accompagné le maire Pelletier dans ses voyages à l'étranger. «Dans toutes les villes, il portait une attention particulière aux espaces publics. Par exemple, la place D'Youville et sa patinoire sont inspirées de la Rockefeller Plaza à New York.»

On doit aussi à Jean Pelletier le premier concept d'une véritable place de la Gare agrémentée d'éléments architecturaux, place qui devait d'ailleurs porter le nom de René Lévesque. «Bien que ce projet fut abandonné et que c'est un autre qui sera finalement réalisé sous le règne de Jean-Paul L'Allier, c'est de Jean Pelletier que l'idée de créer un espace public à cet endroit provenait», souligne Serge Viau.

Si ses influences en matière d'espaces publics ont primé, le penchant de Jean Pelletier pour les grands ensembles à l'américaine n'a pas eu le même succès. «Il était plutôt porté sur les grands complexes très denses, note Serge Viau. On en trouve un exemple avec l'îlot Saint-Patrick. Par contre, le projet de la Grande Place ne s'est pas réalisé.»

L'urbaniste convient cependant que la question de la revitalisation de Saint-Roch était difficile. «Saint-Roch avait été victime du développement urbain à l'ancienne, de type bulldozer, où l'administration achetait les bâtiments désaffectés des quartiers dévitalisés et les rasait. C'était un grand trou et ça prenait une intervention majeure, un concept fort pour relancer tout ça. Toutefois, un projet comme la Grande Place ne tenait pas compte de la trame urbaine du quartier et de son histoire. La vision de L'Allier était plus en accord avec ces notions.»

Deux grands legs

Le grand héritage de Jean Pelletier en matière d'urbanisme est peut-être moins spectaculaire que de grands développements architecturaux, mais n'en est pas moins important.

«Dès son élection en 1977, il a mis sur pied un grand processus de révision des plans de zonage de la ville, avec des consultations dans tous les quartiers, raconte Serge Viau. Jusqu'à ce moment, Québec n'avait pas de plan de zonage intégré pour l'ensemble de son territoire.»

Le résultat a été un plan de zonage très détaillé, mais très restrictif en raison des consultations publiques. «Les gens avaient plusieurs récriminations envers les édifices en hauteur, la façon dont s'était développée la colline parlementaire. C'est pourquoi c'était plutôt un plan de zonage de protection», souligne l'urbaniste.

Une fois ce travail complété, il manquait encore un plan directeur en aménagement du territoire. «Alors que plusieurs petites villes du Québec avaient déjà de tels plans, Québec n'en avait jamais eu. C'était mon mandat à mon arrivée à la Ville. Nous avons donc lancé encore une fois plusieurs consultations, une cinquantaine, dans les quartiers. Normalement, le plan directeur vient avant le zonage, mais nous n'avions pas le choix», précise M. Viau.

Une fois Québec dotée de ces deux outils, l'élaboration d'une vision de développement intégrée et logique pour l'ensemble du territoire devenait possible. «À mon avis, ce sont les deux plus grandes réalisations de Jean Pelletier en matière d'urbanisme», conclut Serge Viau.




Agglomération: paix signée à coups de M $

17 01 2009

( Ian Bussières - Le Soleil ) - (Québec) - Une contribution financière annuelle de 12 millions $ et une subvention de 16 millions $ du gouvernement du Québec ont ouvert la voie à la ratification hier d'une nouvelle entente sur le fonctionnement de l'agglomération par le maire de Québec, Régis Labeaume, et ses homologues de Saint-Augustin-de-Des­maures et de L'Ancienne-Lorette, Marcel Corriveau et Émile Loranger.

«Ça m'a pris six mois pour comprendre le dossier et six mois pour négocier», a résumé le maire Labeaume en conférence de presse au sujet de ce dossier qui avait été entamé par son prédécesseur Andrée P. Boucher.

Après que les maires Loranger et Corriveau ont déploré au cours des dernières semaines la lenteur de sa ville à ratifier l'entente, le maire Labeaume l'a signée avec plaisir hier sous les yeux de la ministre des Affaires municipales, Nathalie Normandeau, et du ministre responsable de la Capitale-Nationale, Sam Hamad.

«J'ai négocié serré pour aller chercher le plus de bénéfices possible pour notre ville. Au total, Québec réalise 10 millions $ par année de bénéfice net sur une période de 10 ans. Dans ces conditions, c'était difficile de ne pas accepter», a commenté Régis Labeaume.

Concrètement, l'entente retire 49 équipements, infrastructures et activités de la liste d'agglomération et réduit de 9 525 000 $ à 2 525 000 $ la contribution de L'Ancienne-Lorette et de Saint-Augustin-de-Desmaures pour les dépenses mixtes de l'année 2008 avec indexation annuelle pour les années futures.

Le parc Victoria, la bibliothè­que Gabrielle-Roy, le festival Envol et macadam, la fête nationale des Québécois et la fête du Canada, le Grand Rire, Ex Machina et le Festival de cinéma des trois Amériques font partie des équipements et des activités auxquels L'Ancienne-Lorette et Saint-Augustin-de-Des­maures n'auront plus à contribuer.

Entente gagnant, gagnant

Québec ne perd toutefois pas au change, puisque ce manque à gagner de 7 millions $ sera compensé par le gouvernement du Québec, qui donnera aussi à la Ville de Québec un montant additionnel de 5 millions $ par année dont le maire Labeaume a déjà annoncé qu'il serait affecté au Fonds des événements.

Le gouvernement provincial ver­sera aussi à Québec une subvention de 16 millions $ afin d'établir un nouveau parc industriel en plus de donner son appui au projet de rénovation ou de reconstruction de l'anneau de glace Gaétan-Boucher. «Sans cet­te contribution du gouvernement, ça aurait été très compliqué de s'entendre», a avoué Régis Labeaume.

«C'est une entente gagnant, gagnant dans laquelle chaque partie y trouve son compte. C'est le résultat de plusieurs mois de travail et de négociation», a résumé la ministre Normandeau, ajoutant qu'elle avait tenté de créer des conditions facilitant le dialogue et l'ouverture dans ce dossier qui est sur la table depuis près de deux ans.

Les maires de L'Ancienne-Lorette et Saint-Augustin-de-Desmau­res étaient eux aussi satisfaits de l'entente. «C'est un moment historique, car il y a enfin consensus sur les coûts d'agglomération et que les trois villes sont gagnantes», a résumé Marcel Corriveau.

«Nous paierons maintenant notre juste part des dépenses d'agglomération. Ça concrétise de façon éloquente la survie budgétaire de notre ville, car l'ancienne façon de faire nous mettait en danger», a ajouté Émile Loranger.




- 44'C. . . rien de moins !

17 01 2009

( Matthieu Boivin - Le Soleil ) - (Québec) - À moins d'avoir passé la journée à l'intérieur, recouvert d'une montagne de couvertures, la grande majorité des citoyens de Québec et des environs ont dû composer, hier, avec une autre journée extrêmement froide.

D'ailleurs, aux petites heures de la nuit, une record de temps froid a été battu pour un 16 janvier, à Québec. En effet, le mercure est descendu aussi bas qu'à - 34 °C à 4 h, à l'aéroport de Québec, selon le site Internet d'Environnement Canada. Cette marque a ainsi surpassé les - 30,4°C qu'avait connus Québec le 16 janvier 1992.

«Il n'y a pas qu'à Québec où il a fait très froid», ajoute René Héroux, d'Environnement Canada. «Le mercure est descendu à - 42°C à Valcartier et à - 44°C dans la réserve faunique des Laurentides.»

Dur pour les pompiers

Parmi ceux qui ont dû endurer ces températures sibériennes, on peut penser aux pompiers de différents services d'incendie de la région. Pour eux, il est très difficile de travailler par de telles températures. Les différents équipements d'extinction et les masques à oxygène brisent plus facilement, les pompes utilisées pour éteindre le feu ont tendance à geler, et les sapeurs se trouvent dans un environnement plus propice aux blessures. Le sol se transforme rapidement en patinoire, et les échelles deviennent aussi glissantes, ce qui facilite les chutes. Comme ils luttent davantage contre les éléments de la nature, les pompiers se fatiguent plus rapidement.

D'ailleurs, une vingtaine de pompiers de Boischatel et de l'Ange-Gardien ont dû intervenir à la Résidence des Chutes, en après-midi, afin de maîtriser un incendie qui avait pris naissance dans le plafond d'un corridor. Le brasier a fort probablement été causé par un fil électrique qui a surchauffé en raison des conditions climatiques froides.

Les quelque 70 résidants, dont plusieurs cas lourds et des gens atteints de la maladie d'Alzheimer, ont rapidement été évacués des lieux, selon le directeur des incendies de Boischatel, Normand Huot. Ils ont pris place dans un autobus du RTC ou ont été amenés dans un hôtel situé près de la résidence.

«Pendant l'évacuation, j'ai même remarqué certains locataires qui refusaient de sortir en raison du froid!, a expliqué M. Huot. Mais avec l'aide du personnel de la résidence, de visiteurs, des ambulanciers et des pompiers, l'évacuation s'est très bien déroulée. Nous avons aussi repéré rapidement l'origine du brasier et, en 20 minutes, le feu était éteint.»

Selon Jean-François Gagnon, directeur de la Résidence des Chutes, plusieurs locataires ont été relogés pour la dernière nuit dans l'hôtel situé à proximité de leur établissement ou dans une autre résidence qui a pignon sur rue près de l'hôpital de l'Enfant-Jésus.

Et en pleine nuit, par un froid glacial, une quarantaine de pompiers de Sainte-Marie de Beauce et des environs ont dû intervenir pour maîtriser un brasier d'origine accidentelle dans les bureaux administratifs de la compagnie Poutrelle Delta.

Sur les routes

Le temps froid a aussi causé bien des maux de tête aux automobilistes. Quelque 90 accidents ont été répertoriés sur le territoire couverts par la police de Québec, entre 6h et 18h, notamment en raison des chaussées glissantes. Le pont de Québec a dû être fermé, hier matin, en raison d'un face-à-face entre deux voitures.

«Nous avons dû intervenir sur plus de 300 accidents depuis mercredi», souligne François Bouchard, de la police de Québec. «On constate que certains automobilistes conduisent encore trop vite ou suivent de trop près le véhicule qu'ils suivent.»

Pour aujourd'hui, à Québec, les températures devraient varier entre - 20 et - 23°C. Environnement Canada estime les précipitations de neige à 40 % sur la capitale.




Le grand défi de Daniel Gélinas récompensé

17 01 2009

( Violaine Ballivy - La Presse ) - La tâche s'annonçait des plus difficiles, mais Daniel Gélinas aura bien fait d'accepter de diriger les festivités du 400e anniversaire de Québec. Un an plus tard, il peut se vanter d'avoir réussi. Si bien que, hier, La Presse et Radio-Canada l'ont nommé Personnalité de l'année.

La majorité des personnalités honorées au fil des 52 semaines de l'année 2008 se sont rassemblées hier pour l'enregistrement d'une émission spéciale de Bons baisers de France. L'animatrice France Beaudoin a ouvert le bal en insistant sur le fait que chacune d'entre elles était à considérer comme une source d'inspiration, «parce qu'elles ont des idées et se permettent encore de rêver».

Et des idées, Daniel Gélinas en a eu beaucoup pour ramener dans le droit chemin les festivités du 400e de Québec. Il en a pris les rênes le 4 janvier 2008 alors qu'elles semblaient se diriger tout droit vers un fiasco, «au moment où Champlain commençait à se retourner un peu dans sa tombe», a plaisanté France Beaudoin. «Pour vous, quand un événement va trop bien, c'est plate?»

Daniel Gélinas n'a pas caché qu'il aime les missions impossibles à première vue. «C'est ma marque de commerce. (...) Il faut que ça marche, les affaires, qu'il y ait un succès, un résultat, et je vais m'acharner jusqu'à ce que ça arrive.»

Pour le 400e, Daniel Gélinas a notamment orchestré la venue de Paul McCartney et de Céline Dion. En plus de ravir leurs milliers de fans, ils ont offert à la ville de Québec une vitrine exceptionnelle qui dépasse de loin les frontières du Canada. Dans une capsule diffusée hier soir, le maire Régis Labeaume a annoncé qu'il voulait bientôt confier à Daniel Gélinas une nouvelle mission, sans la préciser. Redonner une équipe de hockey à Québec? Pourquoi pas?

Quand France Beaudoin lui a proposé de choisir entre occuper le poste de ministre des Finances, remplacer Mario Dumont à la tête de l'ADQ ou ramener les Nordiques dans la Vieille Capitale, c'est ce que Daniel Gélinas a choisi. «Ce qui est arrivé à Québec, c'est comme s'il avait remporté la Coupe Stanley que les Nordiques n'avaient jamais remportée», a-t-il d'ailleurs relevé.

Cinq autres personnalités honorées

Dans la catégorie Sports et loisirs, le jury n'a pas récompensé une seule personnalité, mais tout un groupe pour «sa rigueur, son talent et son courage»: celui des athlètes Alexandre Despatie, Chantal Petitclerc, Christine Girard, Éric Lamaze, Émilie Heymans, Thomas Hall et Karine Sergerie aux Jeux de Pékin 2008.

Puis, Sandrine Faust a été décorée dans la catégorie Courage, humanisme et accomplissement personnel. Mme Faust a permis au service gratuit d'aide aux devoirs Allô Prof de connaître un essor épatant depuis qu'elle en a pris la barre, il y a cinq ans. Le nombre d'élèves aidés est passé de 10 000 à plus de 100 000 l'an dernier et devrait atteindre 200 000 en 2009.

Le célébrissime Montréalais Leonard Cohen a été élu dans la catégorie Arts, lettres et spectacle. À 73 ans, l'auteur, compositeur, interprète, poète et romancier est revenu chanter dans sa ville natale l'été dernier pour la première fois depuis 15 ans. Leonard Cohen fuit les honneurs et c'est son fils, Adam, qui l'a représenté. «Il est ému par son retour triomphal», a-t-il assuré.

Parce qu'il a trouvé comment agit le plus grand tueur au monde, l'athérosclérose, Jean-Claude Tardif a raflé le titre dans la catégorie Sciences humaines, sciences pures et technologie. Spontanément, le plongeur Alexandre Despatie lui a demandé comment il abordait le défi de sauver des vies. En soignant les patients un par un pour ensuite établir des traitements de masse grâce à la recherche, a répondu le Dr Tardif. De sorte que, aujourd'hui, il se permet de croire au jour où l'athérosclérose sera vaincue.

Enfin, un père et son fils, les dirigeants de Bombardier, Laurent et Pierre Beaudoin, ont été élus dans la catégorie Affaires, administration et institutions. La multinationale québécoise a concrétisé cette année son projet de construction d'avions de ligne CSeries qui créera des milliers d'emplois.




Météo d'Environnement Canada pour la Ville de Québec et sa région

17 01 2009

Prévisions

Émises à: 5h00 HNE le samedi 17 janvier 2009

Aujourd'hui:

Nuageux avec percées de soleil et 60 pour cent de probabilité d'averses de neige. Nappes de brouillard près du fleuve. Maximum moins 20.

Ce soir et cette nuit:

Nuageux avec 60 pour cent de probabilité d'averses de neige ce soir. Faible neige débutant vers minuit. Vents devenant du nord-est à 20 km/h vers minuit. Températures à la hausse pour atteindre moins 17 au cours de la nuit. Refroidissement éolien de moins 29.

Dimanche:

Neige. Accumulation de 5 cm. Vents d'est de 40 km/h avec rafales à 60. Maximum moins 13. Refroidissement éolien de moins 30.

Lundi:

Neige intermittente. Minimum moins 13. Maximum moins 10.

Mardi:

Neige intermittente. Minimum moins 13. Maximum moins 10.

Mercredi:

Neige intermittente. Minimum moins 18. Maximum moins 11.




GE Capital va supprimer 11 000 emplois

17 01 2009

( Agence France-Presse - La PresseAffaires.com ) - GE Capital, la filiale de services financiers du conglomérat américain General Electric, s'apprête à supprimer jusqu'à 11 000 emplois, soit 15% de ses effectifs, affirment vendredi l'édition électronique du Financial Times et plusieurs autres médias.

Cette mesure entre dans le cadre des efforts de la division pour réduire ses coûts de 2 milliards de dollars cette année, ajoute le quotidien britannique des milieux d'affaires, qui ne cite pas ses sources.

GE Capital a longtemps été la vache à lait du conglomérat, mais le retournement intervenu sur les marchés du crédit ont tari cette source de profits. La situation de cette activité est d'autant plus difficile qu'elle doit entièrement se refinancer sur les marchés monétaires, puisqu'elle n'accueille pas de dépôts des particuliers, contrairement aux banques.

D'autres activités de GE sont aussi engagées dans un effort de réduction de leurs coûts, et le nombre des suppressions d'emploi au sein du groupe pourrait dépasser 20 000 sur un effectif total de 315 000 dans le monde, ajoute le FT.

GE Capital, la filiale de services financiers du conglomérat américain General Electric, s'apprête à supprimer jusqu'à 11 000 emplois, soit 15% de ses effectifs, affirment vendredi l'édition électronique du Financial Times et plusieurs autres médias.

Cette mesure entre dans le cadre des efforts de la division pour réduire ses coûts de 2 milliards de dollars cette année, ajoute le quotidien britannique des milieux d'affaires, qui ne cite pas ses sources.

GE Capital a longtemps été la vache à lait du conglomérat, mais le retournement intervenu sur les marchés du crédit ont tari cette source de profits. La situation de cette activité est d'autant plus difficile qu'elle doit entièrement se refinancer sur les marchés monétaires, puisqu'elle n'accueille pas de dépôts des particuliers, contrairement aux banques.

D'autres activités de GE sont aussi engagées dans un effort de réduction de leurs coûts, et le nombre des suppressions d'emploi au sein du groupe pourrait dépasser 20 000 sur un effectif total de 315 000 dans le monde, ajoute le FT.




Peinture : Andrew Wyeth s'éteint

17 01 2009

( Radio-Canada.ca ) - La peinture américaine vient de perdre un de ses grands représentants. Andrew Wyeth est mort vendredi dans sa ville natale de Chadds Ford, près de Philadelphie, à 91 ans.

Andrew Wyeth est considéré comme l'un des piliers de la peinture réaliste et régionaliste aux États-Unis. Ses tableaux illustrant des scènes réalistes et mélancoliques l'ont fait connaître dans le monde.

Ses toiles, toujours dans les tons de gris et de bruns, sont peintes d'un trait sec et assuré, avec une précision photographique. Il a surtout peint les paysages de la Brandywine Valley en Pennsylvanie et de la côte du Maine.

Son tableau le plus célèbre est Christina's world, peint en 1948. On y voit une jeune femme, de dos, sur une colline surplombée d'une maison victorienne. La posture de la jeune femme donne une atmosphère étrange et inconfortable à la toile.

Parmi ses oeuvres les plus connues, on retrouve aussi Young bull (1960), The drifter (1964) et Master bedroom (1965).

En 1986, il retient encore une fois l'attention en révélant 240 dessins, huiles et aquarelles inspirés par Helga Testorf, une femme d'origine allemande qui travaillait à la ferme voisine de son domicile. Les 240 oeuvres ont été exécutées dans le secret, même de son épouse, entre 1971 et 1985.

Andrew Wyeth a reçu le prix Einstein en 1967. Quelques années plus tard, en 1976, il a été élu à l'Académie des Beaux Arts de Paris.

En 1986, le Congrès américain lui octroie la plus haute distinction des États-Unis, la médaille du Congrès. En 2007, le président George W. Bush lui décerne la Médaille nationale des Arts.

On retrouve ses tableaux notamment au Musée d'art moderne de New York (Moma, où l'on peut voir Christina's world), au Metropolitan Museum of Art de New York (Met), au Brandywine River Museum (Chadds Ford, Pennsylvanie) et au Portland Museum of Art (Portland, Maine).

En 2006, une rétrospective de son oeuvre au Philadelphia Museum of Art a attiré plus de 175 000 visiteurs en un peu plus de 15 semaines. C'était la plus importante affluence pour une exposition d'un artiste toujours vivant à ce musée.




Investiture : Une chorale Canadienne pour Obama

17 01 2009

( Radio-Canada.ca ) - Des millions de personnes sont attendues à Washington la semaine prochaine pour assister à la cérémonie d'investiture de Barack Obama comme président des États-Unis. Parmi celles-ci, plusieurs Canadiens feront le voyage dans la capitale américaine, notamment les 21 membres d'une chorale de Toronto.

La chorale Nathaniel Dett de Toronto a été invitée par l'ambassade du Canada à Washington pour prendre part aux célébrations entourant la cérémonie historique.

La chorale, spécialisée dans le chant africain, fera deux représentations. D'abord, elle se produira le 19 janvier à la Smithsonian Institution dans le cadre d'un festival pour célébrer les différentes cultures qui ont contribué à créer les États-Unis.

Le 20 janvier, jour de l'assermentation de Barack Obama, elle se produira à l'ambassade du Canada. L'ambassade se trouve sur le chemin du défilé d'investiture du premier président noir des États-Unis.

« J'ai des papillons dans l'estomac, mais j'essaie de rester sobre. Il faut que ma voix vibre pour exprimer l'espoir que représente le président Obama, mais également la solitude d'un homme qui porte tant de rêves sur ses épaules », dit pour sa part la soprano Carolyn Williams.

Dans le passé, la chorale a déjà joué devant Nelson Mandela, Desmond Tutu, Mohamed Ali et Oscar Peterson. Elle célèbre cette année ses dix ans d'existence.

La cérémonie d'investiture de Barack Obama aura lieu devant le Capitole. Aretha Franklin, Itzhak Perlman et Yo-Yo Ma feront notamment des prestations.




Après une visite dans l'Ohio, Obama se rend à Philadelphie

17 01 2009

( Agence France Presse - BEDFORD HEIGHTS ) - Le président élu américain Barack Obama s'est rendu vendredi dans l'Ohio (nord) pour discuter avec des travailleurs américains de son futur plan de relance de l'économie, destiné à sauver ou créer 3 à 4 millions d'emplois.

Samedi, il se rend à Philadelphie (est), berceau de la démocratie américaine, où il donnera le coup d'envoi des festivités qui culmineront mardi, jour de son investiture au pied du Capitole à Washington.

"Si rien n'est fait et que nous poursuivons sur la voie actuelle, cette récession pourrait persister des années", a-t-il dit vendredi dans l'Ohio à quatre jours de son investiture. "L'Amérique pourrait perdre sa compétitivité, qui a servi de fondement à notre force et à notre positionnement dans le monde", a-t-il ajouté après avoir visité l'usine Cardinal Fastener and Specialty Company, qui fabrique des pièces pour éoliennes à Bedford Heights.

"Il n'est pas trop tard pour changer de direction - mais seulement si nous prenons des mesures spectaculaires dès que possible", a ajouté le président élu, affirmant que son premier objectif serait de remettre l'Amérique au travail. M. Obama effectue ce voyage au lendemain d'un vote au Sénat permettant le déblocage des 350 milliards de dollars qui restent sur le plan de sauvetage du secteur financier voté en octobre pour un montant total de 700 milliards.

Le même jour, les démocrates de la Chambre des représentants ont dévoilé une première mouture du futur plan d'un montant de 825 milliards de dollars destiné à relancer l'économie.

Les deux chambres du Congrès, où les démocrates bénéficient d'une majorité renforcée depuis les élections du 4 novembre, vont débattre dans les trois prochaines semaines du plan de relance, avant un vote que les démocrates espèrent avant les vacances parlementaires de la mi-février.

De leur côté, les républicains se sont montrés réticents face à de telles dépenses alors que le déficit des Etats-Unis pourrait atteindre 1.200 milliards de dollars pour 2009, sans compter le plan de relance.




L'enquête sur l'Airbus de l'Hudson se complique avec la perte des moteurs

17 01 2009

( Agence France Presse - NEW YORK ) - Les enquêteurs planchaient vendredi pour déterminer pourquoi un Airbus A320 d'US Airways s'était vu contraint la veille de se poser sur l'Hudson, à New York, mais la perte des deux réacteurs de l'appareil dans le fleuve pourrait compliquer leurs investigations.

"Les deux réacteurs ne sont plus attachés à l'avion", a expliqué Kitty Higgins, membre du National Transport Safety Board (NTSB), l'organisme fédéral chargé de l'enquête, lors d'une conférence de presse vendredi après-midi.

Guidés par des sonars, des plongeurs tentaient de localiser les moteurs, dont l'examen permettra de vérifier la thèse du choc avec des oiseaux comme origine de l'accident. "Si les dégâts ont été provoqués par des oiseaux, je crois qu'on le verra" sur les moteurs, a assuré Mme Higgins. "C'est une pièce importante du puzzle".

Autres obstacles pour les enquêteurs: la température de l'eau, particulièrement froide, et le courant. Deux raisons qui ont pour l'instant empêché les enquêteurs de mettre la main sur les boîtes noires, situées dans la queue immergée de l'appareil.

La carlingue de l'appareil flottait toujours vendredi, amarrée à un dock de la ville et devrait être mise au sec samedi, à 10H00 locales (15H00 GMT). "Nous pourrons récupérer les enregistreurs", a assuré Mme Higgins. Les plongeurs "ont essayé de le faire alors que l'avion était dans l'eau, mais ce n'est pas possible".

L'autre volet de l'enquête concerne les auditions de l'équipage. Le personnel de cabine a été interrogé vendredi et, samedi, ce sera le tour du copilote et le pilote, Chesley Sullenberger, dont l'incroyable sang froid et l'habileté semblent avoir sauvé la vie des passagers et membres d'équipage.

Le commandant de bord a reçu les félicitations du président George W. Bush, qui l'a appelé personnellement vendredi et a loué "les compétences étonnantes qu'il a démontrées en posant son avion sans encombre, et les efforts héroïques qu'il a consentis pour la sécurité de ses passagers et des personnes" au sol.

Le président élu Barack Obama lui a aussi téléphoné vendredi pendant cinq minutes, soulignant "à quel point tout le monde était fier de la façon héroïque et élégante avec laquelle il avait réussi à poser l'avion endommagé".

Le commandant de bord s'est aussi vu décerner les clés de la ville de New York par le maire Michael Bloomberg, comme le reste de l'équipage. Le Sénat américain a par ailleurs adopté à l'unanimité une résolution pour honorer M. Sullenberger et l'équipage "pour leur rôle dans l'atterissage d'urgence du vol 1549 d'US Airways".

Aussi incroyable que cela puisse paraître, la blessure la plus grave semble être une jambe cassée.

"Le talent du pilote d'US Airways, sa détermination et sa capacité à penser à toute vitesse ont largement contribué à ce que les passagers survivent à ce +crash+ dont l'issue aurait pu être bien différente", a déclaré Chris Yates, expert en aéronautique de la revue britannique Jane's, spécialisée dans les questions de défense et de sécurité.

Pour M. Yates, "il semble que cet appareil a plongé dans un vol d'oies juste après le décollage", ce qui a arrêté les deux moteurs. Pour ce spécialiste, le pilote n'a pas eu d'autre véritable choix que l'amerrissage sur le fleuve, n'ayant pas assez de puissance pour retourner vers l'aéroport de LaGuardia.

L'avion venait de décoller à destination de Charlotte (Caroline du Nord, sud-est), lorsque les deux réacteurs se sont arrêtés, l'un d'eux apparemment en feu. Le pilote a alors ordonné aux passagers de se cramponner avant l'impact.

"Le silence s'est fait à bord. Les gens se sont mis à prier", a témoigné Fred Baretta, un rescapé.

Le pilote a alors réussi à maîtriser l'avion en détresse et à se frayer un chemin dans le ciel de New York, pour descendre jusqu'au fleuve et éviter une catastrophe en pleine ville.




Etats-Unis: les services de sécurité sur les dents pour l'investiture d'Obama

17 01 2009

( Agence France Presse - WASHINGTON ) - Des mesures de sécurité sans précédent sont mises en place dans la capitale américaine pour l'investiture mardi de Barack Obama, sur qui plane une menace qui promet de rester vive bien au-delà de sa prestation de serment.

Les forces de l'ordre convergent en masse vers Washington pour protéger le premier président noir des Etats-Unis contre tout risque d'attentat, avec plus de 12.500 soldats et réservistes mobilisés ainsi que de milliers de policiers de la ville et d'autres en provenance de 57 services de police du pays.

Avec deux millions de visiteurs attendus à Washington, le ministère de la Sécurité intérieure (DHS) considère l'investiture d'Obama comme un événement majeur en termes de risque.

"Je pense que nous devons tous avoir en tête une possible attaque chimique, biologique ou radiologique", a déclaré mercredi le général Richard Rowe, qui préside le comité des Forces armées chargé de l'investiture. Patrouilles aériennes, systèmes de défense sol-air, fleuve Potomac grouillant de bateaux armés, et forces de sécurité en tenue et en civil: une véritable armada est mobilisée pour contrer la menace.

Un vaste soutien médical est prévu en cas d'attentat et la menace chimique et biologique est également prise en compte. Le président circulera dans une limousine blindée, plus sûre que celle de ses prédécesseurs.

Mais une multitude de facteurs va contraindre les forces de sécurité entourant M. Obama à être au meilleur de leur forme bien après sa prise de fonction, souligne Mark Potok, du Southern Policy Law Center (SPLC), spécialisé dans la surveillance des groupuscules racistes.

Parmi ces facteurs, la crise économique et la question lancinante de l'immigration alimentent racisme et extrémisme aux Etats-Unis, certains individus étant "furieux de l'arrivée d'un homme noir à la Maison Blanche", déclare M. Potok à l'AFP. "Il est parfaitement évident que notre premier président noir fait face à des dangers auxquels d'autres présidents ne seraient pas confrontés", dit-il, soulignant que M. Obama a reçu une protection officielle rapprochée 18 mois avant l'élection du 4 novembre, plus tôt que tout autre candidat.

Le service de protection des personnalités, l'US Secret service (USSS), a reçu plus de menaces visant M. Obama que pour aucun autre président élu, selon le SPLC. Juste avant l'élection, deux jeunes néonazis avaient été arrêtés dans le Tennessee (sud) pour avoir proféré des menaces de mort contre Barack Obama, dans le cadre d'un projet de tuerie raciste.

Les menaces et les violences racistes se sont multipliées depuis la victoire d'Obama, allant d'agressions physiques au fait de brûler des croix, jusqu'à des élèves de CE1 scandant "Assassinez Obama" dans un car scolaire en novembre. Selon M. Potok, des effigies d'Obama ont également été pendues. Un homme a été arrêté la semaine dernière en Californie pour avoir diffusé un message sur internet prédisant que Barack Obama "aurait une balle de calibre 50 dans la tête rapidement".

L'USSS ne divulgue aucun détail sur ses procédures de sécurité, mais affirme être préparé à toutes les éventualités. "Nous comprenons la signification historique de cette élection et y sommes attentifs", déclare l'un des ses porte-parole, Ed Donovan.

La couleur de peau du nouveau président n'est qu'un sujet de préoccupation supplémentaire dans un pays qui compte 200 millions d'armes à feu responsables de 30.000 morts par an, où quatre présidents ont été assassinés dans l'exercice de leurs fonctions et où plusieurs autres ont fait l'objet de tentatives d'assassinat.

Mais M. Obama s'est montré confiant pendant la campagne présidentielle, assurant au New York Times: "J'ai la meilleure protection au monde ... Arrêtez donc de vous inquiéter".




Washington : Investiture sous haute surveillance

17 01 2009

( Radio-Canada.ca ) - Comme on pouvait l'imaginer, les mesures de sécurité entourant la cérémonie d'investiture de Barack Obama seront nombreuses et strictes.

Selon les dernières estimations, environ 2 millions de personnes sont attendues dans la ville de Washington qui, dans sa région métropolitaine, compte quelque 600 000 habitants. Seulement 240 000 personnes assisteront à la cérémonie d'investiture sur le site aménagé devant le Capitole, tandis qu'un peu moins de 30 000 privilégiés seront assis sur le terrain du Capitole même.

Une vingtaine d'écrans géants permettront aux autres de regarder le tout aux abords du National Mall, où l'accès sera gratuit.

Le comité d'accueil sécuritaire pour tous ces gens est pour le moins impressionnant: 10 000 soldats de la Garde nationale, 8000 policiers du District de Columbia et d'autres provenant du reste du pays, 1000 agents de la police des parcs américains et 550 policiers du métro de Washington. Le tout sous la supervision du Secret Service, dont le rôle est la protection des personnalités publiques.

Les ponts de la capitale américaine, en plus d'une zone de neuf kilomètres carrés au centre-ville, seront complètement fermés. Des tireurs d'élite, des chiens renifleurs d'explosifs et des patrouilles aériennes seront aussi mis à contribution, et une paire d'yeux scrutera chacune des 5200 caméras de surveillance de la ville.

Les interdictions sont nombreuses et varient selon l'endroit où l'on se trouve. Près du National Mall, l'alcool, les bouteilles de verre et les tentes seront interdits.

Le long du parcours de la parade présidentielle, on ne pourra amener de vélos, de chaises, de sacs à dos, de bombes aérosol, de canettes et de bouteilles isothermes. Un détail important, pour ceux qui auraient aimé emporter du café en cette journée où la température devrait rester autour du point de congélation.

Près du Capitole, les parapluies et les pancartes « Yes we did », en référence au slogan de la campagne présidentielle, seront interdits, en plus évidemment des armes et des gaz lacrymogènes. Même les poussettes pour bébé seront proscrites dans ce secteur.

Menace d'assassinat: un homme est arrêté

Par ailleurs, le procureur de l'État du Mississippi a annoncé vendredi qu'un homme avait été arrêté à Brookhaven pour avoir menacé d'assassiner Barack Obama lors de son investiture.

« J'ai décidé que j'assassinerai Barack Obama. Cela n'a rien de personnel, mais je sais que je dois le faire pour le bien du pays », a écrit l'individu lors d'une discussion en ligne. L'homme affirme qu'il veut aussi protéger le peuple américain contre les « juifs parasites » qui auraient, selon lui, machiné en vue des attentats du 11 septembre 2001.

Le procureur a affirmé que les menaces en ligne étaient tout aussi criminelles que les menaces verbales. S'il est reconnu coupable, l'individu est passible d'une peine de 5 ans de prison et de 250 000 $ d'amende.

Fin octobre, deux jeunes néonazis avaient été arrêtés pour avoir comploté en vue d'assassiner Barack Obama et de tuer une centaine de personnes de race noire.




Un motoneigiste perd la vie dans une avalanche en Colombie-Britannique

17 01 2009

( La Presse Canadienne - VALEMOUNT, C.-B.) - Une avalanche dans les montagnes Monashee, en Colombie-Britannique, a causé la mort d'un motoneigiste. Il s'agit de la 14e personne à mourir dans de telles circonstances dans cette province cet hiver.

Un porte-parole de la GRC, Craig Douglass, a indiqué que deux motoneigistes, qui faisaient partie d'un groupe de sept personnes, ont été ensevelis vendredi après-midi. Ils ont tous les deux été retrouvés, mais l'un d'entre eux ne respirait plus et les manoeuvre de réanimation se sont avérées vaines.

Selon M. Douglass, on ignore si la victime et les autres membres du groupe possédaient l'équipement de sécurité et la formation nécessaires.

L'identité de la victime n'a pas été dévoilée.




Winnipeg - Fusillade projetée
Le pire est évité

17 01 2009

( La Presse Canadienne ) - À Winnipeg, deux adolescents de 17 ans qui planifiaient une fusillade dans trois écoles et une église ont été arrêtés par les policiers.

La porte-parole de la police, Jacqueline Chaput, n'a pas voulu préciser quels étaient les motifs des deux jeunes, mais a affirmé que ceux-ci avaient « une sorte de lien » avec les quatre endroits ciblés: le Lorette Collegiate, le Fort Richmond Collegiate, l'Université du Manitoba et l'église Church of the Rock.

Le jeune homme et la jeune femme étaient, semble-t-il, très bien préparés: ils avaient notamment entreposé des armes à feu et des munitions dans une résidence du quartier Waverley Heights, à Winnipeg. Les armes à feu et les munitions avaient été volées l'automne dernier à Portage la Prairie.

Les deux suspects sont incarcérés au centre de détention provisoire pour jeunes. Ils font face à de multiples accusations liées aux armées à feu et d'entrée par effraction, de même qu'à quatre accusations de complot en vue de commettre un meurtre. Ils seraient les seules personnes impliquées dans ce complot.

Cet incident fait penser au massacre qui avait eu lieu à l'école secondaire Colombine, aux États-Unis, en 1999. Cette tuerie avait fait 13 morts, 12 étudiants et un enseignant, et 24 blessés.

Par ailleurs, un élève de 16 ans a été arrêté avec un revolver dans son sac, à Hudson, près de Montréal. Un autre élève s'était plaint d'avoir été menacé. La Sûreté du Québec enquête.